Sommerfalls

Début août 2010 l’exposition Sommerfalls clôture la résidence Fugitif de Juillet 2010.

Avec Chirol, Loïc Pantaly et Nans Quétel

Frag den Staub

Exposition collective en Mai 2009

Concrétisant la première phase de la résidence, réhabilitation du bâtiment afin de pouvoir y vivre, « Demande à la poussière » fut une exposition où chaque artiste montrait son travail en s’inspirant de la présence du lieu.

Cette Pokies exposition a été l’occasion d’ouvrir pour la première fois le lieu au public allemand de Leipzig et d’ainsi affirmer la présence d’un nouveau lieu culturel dans cette ville.

Avec Neven Allanic, Jonathan Cejudo, Nans Quetel, Yann Renand et Ludovic Sauvage.

Ludovic Sauvage

Le regard cherche le reflet.

Le reflet cherche l’écran.

L’écran cherche le regard.*

L’image contient du temps, le paysage de l’espace. L’association sans cesse renouvelée de la nature d’une image et de ce qu’elle représente, sert souvent de lien et vient produire du sens, que cela soit dans la peinture, la photographie ou le cinéma.

Ce sont les failles de ce système symbolique que mes dispositifs vidéo explorent la plupart du temps, mettant en relation une image avec ce qu’elle montre, sa façon d’être animée ou pas et sa relation avec d’autres types d’images, faisant se confronter, se mélanger ou disparaître les paysages contenus à l’intérieur.

Ce procédé, appliqué aux espaces représentés dans mes vidéos est obtenu par une mise en boucle du temps, par le fait que celui-ci, le temps de l’ œuvre, tourne sur lui-même, contraint par la technologie. Toute une partie du champ d’impressions par mon travail vient du fait de contempler ce temps mis en boucle, à la fois plié sur lui-même, et déplié dans un angle étrange, s’offrant l’autonomie de ne pas être notre temps linéaire, celui que l’on n’arrête pas.

Une autre partie vient de la nature des paysages abordés, qu’il s’agisse de constructions naturelles ou d’architectures simulées en trois dimensions, le travail vidéo ne cesse de citer l’histoire de la peinture, prenant parfois comme point de départ des « formats » de la peinture académique pour venir les rejouer dans le cadre d’une installation. Il s’agit la plupart du temps d’environnements: paysages de nature diverses, bâtiments ou compositions florales.

Mais loin d’y accorder la signification ou les codes de la peinture académique, les formats ou « clichés » utilisés son plongés dans un espace de banlieue, au sens propre comme au figuré, un espace intermédiaire, éponge de certains enjeux que l’on pourrait qualifier de post-moderne et dont la représentation, la mémoire et la mythologie se construisent de nos jours.

* « Les ombres errantes » Pascal Quignard, éd. Grasset, 2002.

L.S 2011

i wank