du 11 au 13 mai 2012 – Festival INACT (Strasbourg)


Nans Quetel & Loïc Pantaly, « Die Leiter, la quatrième marche », vidéo, 2010

Dans le cadre de son partenariat avec la Semencerie, Fugitif présente des travaux de Neven Allanic & Geoffrey Crespel, Bodo Hansen & Daniel Windisch, Nans Quetel & Loïc Pantaly ainsi qu’une conférence de Judith Lavagna.
Fugitif sera aussi présent dans Ton Clone (Dein Klon), projet précédemment montré à Leipzig en novembre 2011.

www.halldeschars.eu
www.lasemencerie.org

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Projets proposés par Fugitif (Voir le programme complet sur le site de la Semencerie) :


Hansen_Windish – 30’
Bodo Hansen & Daniel Windisch (Leipzig)

Soirée du Vendredi 11 mai 2012 à 00h30, Salle des colonnes
« hansen_windisch is an electronic duo from leipzig, germany. early seventies krautrock meets wave, postpunk, psychedelic and dancefloor…..these two guys will be supported live by Dear Yeane, an german visual artist »
« Dès les premières minutes d’écoute le ton est donné avec les fortes influences de leurs grands frères de DAF et leurs grands parents de Kraftwerk .Les principales ingrédients da la pop minimale électronique sont présents dans les compositions du trio natif de Leipzig. ! »
Baron Von Smock
http://www.youtube.com/watch?v=r5TpHuIaTgc

Die Leiter – 20’
Nans Quetel (Leipzig) & Loic Pantaly (Marseille)

Samedi 12 mai 2012 à 16h30, « water proof » (vernissage), Salle des colonnes
Die Leiter est une série de vidéos issue d’une collaboration entre Nans Quetel et Loïc Pantaly. Cette série traite d’un profond intérêt commun pour les secrets de la vie quotidienne et l’héroïsme. Un rapport indiscernable et ambigu entre les deux protagonistes traite de cet intérêt. Le titre, Die Leiter (l’échelle ou les guides) indique l’ascension.
www.nansquetel.net
www.pantaly.com

Un projet bien construit – Happening, 30’
Geoffrey Crespel (Paris) & Neven allanic (Leipzig)

Samedi 12 mai à 17h00, Salle modulable

Un projet bien construit a pour objectif le bonheur. Un projet bien construit se donne comme objet le White Cube. Un projet bien construit sera une somme de gestes et de paroles scénographiées. La parole dicte-t-elle le geste ?Le geste dicte-t-il la parole? Le geste et la parole sont-ils dissociés? Dialoguent-ils?
www.geoffreycrespel.fr
www.nevenallanic.com

« Autour de la performance: le document » (Conférences – 45 ‘)
Judith Lavagna (Berlin)

Samedi 12 mai à 17h40, Théâtre

Performance, re-enactment et documentationCette discussion porte sur le re-enactment de performances comme acte de re-positionnement historique, entre performances des années 70 et performances d’aujourd’hui.D’où vient l’étymologie du mot re-enactment et comment s’interroger sur la notion de réinterprétation et de paternité de l’œuvre, évoluant dans le temps et dans l’espace au même titre que les documentations? Judith Lavagna est commissaire d’exposition et coordinatrice de projets culturels. Installée en Allemagne depuis 2011, elle mène des projets de résidences et d’expositions et collabore avec plusieurs collectifs artistiques (Fugitif, Agora Collective) basés à Berlin et Leipzig.

W O T Ø R W O E R L D
Oberwelt e.V. / Dein Klub (Stuttgart)

Samedi 12 mai à partir de 14h, Salle des colonnes
W O T Ø R W O E R L D est un remake de plusieurs films (pour la plupart hollywoodiens) mis bout à bouts, avec pour fil rouge un personnage appelé « Enola » (Alone) perdu dans un monde aquatique (parmi les films, Waterworld, Titanic). Chaque film est refait plan par plan, respectant le rythme et la composition, jusqu’au mouvement des lèvres. Il y a à peu près autant d’acteurs que de plans (ceux qui viennent voir ça comme une performance se voient proposé un rôle), ce qui rend l’ensemble relativement chaotique. Tous se relaient pour incarner chaque personnage, quel que soit leur genre, leur corpulence, leur âge, leur look.
www.oberwelt.de

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Horaires
Vendredi 11 mai 20h00-2h00
Samedi 12 mai 14h00- 18h00 – 20h00-2h00
Dimanche 13 mai 14h00-18h00

Lieux
Hall des chars 10 rue du Hohwald, 67000 Strasbourg

espace Off – La Semencerie
42 rue du ban de la roche 67000 Strasbourg

Entrée libre

Ex Situ

Une résidence du réseau Lindenow, Leipzig à la Station Vastemonde, Saint Brieuc du 8 au 28 août 2011

© Morgane Demoreuille

www.lindenow.org
www.stationvastemonde.com

EX SITU est un projet de résidence de 25 artistes et chercheurs du réseau Lindenow, fédération de dix structures culturelles basé à Leipzig, prenant place au mois d’août 2011 à la Station VasteMonde, Saint Brieuc. Le séjour des membres de ce réseau s’organise comme un grand atelier de recherche dans lequel la Station VasteMonde,  ancien garage automobile construit à flanc de colline, se transforme en un espace de travail collectif et de production d’œuvres, incluant des temps forts de rencontres avec des artistes invités et des personnes de passage dans la région. Sur ses deux étages de 400m2 chacun, envisagés comme flexibles et modulables, les membres du Lindenow ont pu mettre à profit de nombreuses expérimentions individuelles et collectives, basées sur des temps d’échanges et d’ouvertures avec le public. Une exposition a constitué la dernière étape de ce projet en France : envisagée comme une restitution d’expériences alliant productions d’oeuvres et espaces de travail en cours, elle a marqué l’aboutissement de ce workshop de trois semaines.

Pour s’informer du projet et de ses évènements, voir le blog d’Ex Situ : exsitu.lindenow.org
Cette résidence a donné lieu à une exposition au mois d’octobre 2011 à Leipzig (voir l’article Ex Situ à Leipzig) et une publication est en cours d’élaboration (parution : février 2012).

Participants:
Neven Allanic, Katrina Blach, Paul Bowler, Sophia Bulliard, Morgane Demoreuille, François Diridollou, Sylvia Doebelt, Bodo Hansen, Evelyn Jahns, Nahla Küsel, Judith Lavagna, Denis Luce, Alexandra Matiakh, Falk Messerschmidt, Arthur Poutignat, Jimmy Quetel, Nans Quetel, Annemarie Rennert, Anna Schimkat, Jan Sledz, Carsten Tabel, Kathrin Von Ow, Eva Walker, Manuel Waltz, Melina Weissenborn, Lars Werner, Daniel Windisch.

Ex Situ a bénéficié du soutien de la Région Bretagne, L’Office Franco-Allemand pour la jeunesse (Ofaj), l’Institut für Auslandsbeziehungen e. V. (IFA), et la Station VasteMonde.

Ex Situ

Ein Projekt des Netzwerkes unabhängiger Kunsträume Leipzig Lindenau gastiert in der Station VasteMonde – Saint-Brieuc mit der Beteiligung von 25deutschen und französischen Künstlern und Kulturschaffenden.

Im August 2011 bezogen Künstler, Musiker und Theoretiker des Netzwerks Lindenow unabhängiger Kunsträume die Station VasteMonde, eine ehemalige Autowerkstatt, gelegen an einem der steilen Hügel von Saint Brieuc in der Bretagne.
Ein Gebäude voller Herausforderungen, Stahlbeton mit grosser Toreinfahrt und einem Geflecht aus Räumen im dunklen Untergeschoss.
Auf zwei Etagen und 400 Quadratmetern machten sich die Mitglieder des Netzwerks gemeinsam mit fünf französischen Künstlerinnen und Künstlern an die Arbeit. Heraus kamen vielfältige individuelle und kollektive Prozesse und Erfahrungen, die nicht zuletzt durch eine permanente Öffnung nach außen vielfältige Inspirationen erfuhr.
Der dreiwöchige Arbeitsprozess in der Station VasteMonde mündete in eine Ausstellung: Der Ort der Produktion wurde zum Ort der Präsentation. Ex Situ blog : exsitu.lindenow.org

Mit Unterstützung von Région Bretagne, IFA, OFAJ, Station VasteMonde.

Reportage sur la chaîne Armor TV

Antoine Renard, « DUGOUT », project presentation

I proposed to borrow a sheet of plywood from the Schaubühne’s gallery space and to build a floatable sculpture out of it. I then want to use that object to explore the Leipzig landscape, in search for German romantic tradition. At the end, i will dismantle the “boat” and return the piece of plywood back to it’s original place.

During the project, only the absence of the sheet is visible.

Antoine Renard, june 2011.

Antoine Renard, DUGOUT, 13 C-print, variable dimension.

Durant son temps de résidence, Antoine Renard a pris comme point de départ le white cube de la Schaubühne Lindenfelds comme une matière première dont il démantèle l’un des éléments, et dans le même temps à l’étude d’un manuel de fabrication d’une embarcation précaire de type « Dugout ».

Se libérant des murs clos de l’institution, l’artiste entreprend alors un voyage par les canaux de la ville, traduisant le besoin solitaire d’explorer l’espace public à la manière des romantiques allemands.

Puis l’artiste revient à la Schaubühne, restituant les matérieux utilisés à leur place initiale. Pendant la production de DUGOUT, seule l’absence de l’élément du white cube est visible.

Judith Lavagna, juillet 2011.

antoinerenard.net

Geoffrey Crespel, statement

Je rêve d’une chambre si secrète qu’elle n’aurait ni porte, ni fenêtre, ni mur.
Rodrigo Fresán, Mantra, éd. Mondadori, 2001

Geoffrey Crespel s’emploie, depuis plusieurs années, à mettre en scène des dispositifs qui se réfèrent autant aux espaces littéraires « monstrueux » d’un Borges ou d’un Danielewski qu’aux dédales labyrinthiques que suggèrent ces formes d’architectures mentales.
L’artiste puise dans les récits de ces « utopies spatiales » pour impliquer le corps du visiteur dans des scénographies complexes et démultipliées, qui remettent en cause les archétypes de nos architectures modernes et la mémoire vivante de ces espaces quotidiens, comme la maison, l’atelier ou la chambre.
Si les murs transpirent, respirent et toussent, un personnage allégorique* y vit et symbolise tout autant la posture de l’artiste que la mémoire de ces espaces sensibles qui rétrécissent ou s’étendent à l’infini. Pris entre une architecture impérieuse et la précarité de son équilibre, le visiteur se retrouve dans une relation conflictuelle entre la nature géométrique de l’espace physique et celle, entropique, de son propre corps.
*Le chat, figure romantique de la « sauvagerie domestiquée » contenue dans notre urbanité, qui ne perçoit le monde extérieur que depuis sa fenêtre.

Judith Lavagna
Octobre 2010

www.geoffreycrespel.fr

Guillaume Aubry, project presentation

Artiste et architecte de formation, artiste sans atelier, Guillaume Aubry développe des projets qui prennent souvent la forme d’installations faites de matériaux simples empruntés, transformés sur les lieux même de l’exposition. Ce travail in situ est mis au service d’un scénario. La fiction constitue une sorte d’outils dont l’espace d’exposition serait le matériau lui-même, forme d’activation et de désactivation reliée à l’espace et à ses contraintes d’occupation.

Guillaume Aubry réalise une production en marge de l’œuvre elle-même, affiliée au processus et à la temporalité d’un « scénario prédéfini dont le visiteur ne sait pas trop si le spectacle a déjà eu lieu où s’il n’a pas encore commencé ».

Guillaume Aubry est invité en résidence en mai 2011 pour la production d’un workshop et à travailler sur la question de la mise en scène associée à l’espace du white cube, catalyseur et activateur de l’échelle de la Schaubühne Lindenfelds toute entière.

Judith Lavagna

Image : Exhibition FORECAST (le romantisme allemand), DAF project, Nantes, july 2011. Project realized from documentation and researche undertaken by Guillaume Aubry in residency at Fugitif in May 2011.

Working parallel in art and architecture drove me slowly to realize in situ art works while working mainly in collaboration. Those collaborations with other artists, researchers, musicians, dancers or students in the case of workshops are often based on a pre-defined scenario applied to the exhibition space, whereas the space itself serves to endorse the main character.

The interest of my work is not so much the narrative in itself, but rather the ways in which almost imperceptible modifications of the space can re-enact the exhibition as a whole. If some of those pieces can be considered as performances, my major aim is not the show (the performative time) but the gap between it and the final distorted apprehension by the public / audience. Working on non-narrative installations actually deals with fantasy and personal fiction as ways of understanding the work.

Political, economical and cultural contexts are components that have strong side effects on my art works.

Relating to my residency at Fugitif supported a wish I have to challenge my practice in a more shared and reflexive way.

Guillaume Aubry, mai 2011.