> to.counter.proof <

Sébastien Rémy & Jerome Cavaliere
« performative comment », von Susanne Ramsthaler (am 17. november 2011, 20h)
kuratiert von Marlène Perronet, commissaire en résidence à Fugitif (Leipzig)
sur une invitation de Hanns-Michael Rupprechter.

Vues de l'exposition (Sébastien Rémy)

Jerome Cavaliere, "ArtAtHome" 10 impressions sur papier encadrées 18 x 24 chacune 2006 - 2011

Susanne Ramsthaler, "performative comment"

Jerome Cavaliere et Sébastien Rémy ont conçu l’exposition « To. Counter. Proof » (« A. Contre. Épreuve »),
à partir de travaux préexistants ayant avoir avec la(es) notion(s) de négativité, proposant une dialectique
entre un « en dedans » et un « en dehors » du champ de l’art.

Jerome Cavaliere expose un ensemble de pièces où lui-même se met en scène (par l’autoportrait ou le discours) au cœur d’un réseau de personnalités constitué d’artistes, de collectionneurs, de faussaires et de publics réfractaires.

Dans ses « conférences » et autres « activités » Sébastien Remy s’intéresse aux rumeurs, aux non-dits et aux modalités de prises de parole, aux phénomènes d’apparitions / disparitions (du langage, d’une figure…)

A l’occasion du finissage de l’exposition, Susanne Ramsthaler propose une performance, « performative comment », à partir des textes qu’elle a traduits pour la documentation qui accompagne l’exposition.

weitere eindruecke…

Liste des œuvres exposées:

1 – Sebastien Rémy, chute d’un bloc d’argile auto-durcissant de la fenêtre de mon appartement.
(N° étage, rue, ville, année)
Blocs d’argile, 5 kilos.
Depuis 2010

A chaque fois que Sebastien Remy a l’occasion de déménager, il se saisit d’un bloc d’argile auto-durcissant et le défenestre. Le résultat, montré dans l’espace d’exposition, dépend de la hauteur de laquelle ces blocs ont été lâchés (de la gravité). Ces formes sont entourées de boîtes de protection, précaution de conservation qui contraste avec la pauvreté de la matière. Elles soulignent la dimension du souvenir de ces objets, dont les conditions de réalisation ne sont pas reproductibles (« when gravitation becomes form »).

2 – Jerome Cavaliere, Flagrants délits
5 Photographies contrecollées sur PVC – 105 X 70 cm
2011

La série de photographies Flagrants délits rassemble des saynètes nocturnes où l’artiste, en costume de ville, serait surpris alors qu’il cambriole des intérieurs de collectionneurs. Le flash de l’appareil éclaire violemment le visage de ce personnage burlesque à l’instant où il détache un tableau d’Olivier Mosset au dessus d’une tête de lit, soulève une poutrelle dans une installation de Jannis Kounellis ou des parties d’une œuvre démontée de Bernar Venet, aux commandes d’un engin « Fenwick ».
Les oeuvres volées ont en commun leur aspect minimal, la sécheresse des matériaux, l’absence de gestuelle, de lyrisme. Les photographies de ces scènes, dont on ne peut raisonnablement pas garantir la véracité, constituent quant à elles un document à charge grotesque, un cliché délirant.
L’artiste joue avec humour de l’aspect solennel de ces oeuvres abstraites qui constituent le socle de l’art contemporain et sont constamment en proie aux critiques les plus emblématiques, telles que celle qui dénonce précisément l’absence de virtuosité, de geste (« tout le monde peut faire »).

3 – Sebastien Rémy, In search of the miraculous (légendes)
Collections de cartes postales – dimensions variables
Depuis 2011

Chaque carte postale (datant du début à la fin du XXe siècle) choisie pour intégrer cette collection est sélectionnée pour les similitudes formelles qu’elle partage avec un imprimé historique publié (en 1975) autour du projet inachevé In search of the Miraculous de l’artiste Bas Jan Ader. Les différentes annotations et légendes commentant les cartes postales, éléments variants rompant avec la monotonie des compositions d’héritage romantique, se dégagent et constituent — par sauts d’une image à l’autre — une sorte de récit discontinu au ton parfois tendre, humoristique, descriptif ou lyrique.

4 – Sebastien Rémy, Composition sporadique de fragments de musiques binaurales
Fichier sonore (mm’), lecteur MP3
Depuis 2009

composition sporadique de fragments de musique binaurale est l’une des « activités » auxquelles s’adonne Sébastien Rémy. Ces « activités » sont des gestes, des mouvements, des pratiques ponctuelles ou régulières qui ne revêtent pas forcément un statut artistique lorsque Sébastien Remy s’y adonne en premier lieu. Lorsqu’il décide de les rendre visibles, il met en avant le processus auxquelles ces pratiques sont liées.
Il s’est ainsi initié à l’écriture des « i-Doses », morceaux musicaux considérés par beaucoup comme des drogues numériques, à l’aide de tutoriaux trouvés sur Internet pour composer ensuite les pièces sonores présentées ici. Loin d’avoir les effets physiques escomptés sur leur auditeur, chaque pièce sonore met en avant un paramètre de composition particulier (différence de fréquence entre l’oreille droite et l’oreille gauche…)

5 – Jerome Cavaliere, Abilities
Impression sur papier – 21 x 30 cm
2006 – 2011

Abilities est un certificat original signé de la main de David Tremlett, lequel habilite Jerome Cavaliere à réaliser les wall drawings au pastel de cet artiste. Ce document a ainsi une valeur « performative » et octroie à Jerome Cavalière un statut dans la chaîne de création de son illustre aîné, statut duquel il se joue en transformant ce certificat en œuvre dont il devient lui-même l’auteur.

6 – Sebastien Rémy, Silence et presques silences (Fragments, Sept 2011)
Vidéo (mm’)
Depuis 2011

Depuis 2001, Sébastien Rémy donne une série de conférences et de textes sur l’arrêt et/ou l’abandon de l’art. Silences et presque silences (annonces et effets) est une conférence portant sur certains rapports qu’entretiennent les artistes ayant arrêté leur pratique avec le langage (oral ou textuel). D’un exemple à l’autre, en étudiant les annonces et leurs effets, Sébastien Rémy incarne alors des figures de l’abandon.
Le récit (textuel ou cinématographique) Silences et presque silences (fragments, sept. 2011) est constitué de quarante citations aux provenances et adresses très hétérogènes, comme un extrait de communiqué de presse, statement, entretien, écrit d’artiste, extrait de mémoire… Le geste de l’abandon est perçu dans ce récit sous la multiplicité de points de vue (des gestes qui le motivent à son hisoricisation, son « instrumentalisation »…)

7 – Jerome Cavaliere, Je dois arrêter de faire n’importe quoi (…)
Dessin mural à la mine de plomb
Dimensions variables
2011

La phrase « Je dois arrêter de faire n’importe quoi et dire que c’est de l’art » est tracée d’une écriture enfantine sur le mur, au crayon de papier et semble pasticher une punition. Le gigantisme de la forme manuscrite à l’épaisseur démesurée, le valeur du trait étant agrandie à l’échelle du mur, fonctionne comme un marqueur d’ironie : ce « wall drawing » associe en effet les codes du « statement » d’artiste à un devoir d’élève.

08 – Jerome Cavaliere, how to do a masterpiece
Série de 4 vidéos filmées avec une webcam
2009

Ces vidéos montrent des internautes filmés par leur webcam alors qu’ils réalisent chez eux des oeuvres de Richard Long, Robert Fillou, Lucio Fontana et Erwin Wurm en suivant les fiches pratiques proposées par le site « Art At Home ».
Chaque candidat va et vient du premier plan, la caméra étant au-dessus de l’écran, au second, leur « plan de travail ». Nous voyons donc leurs visages amusés « en gros plan » alors qu’ils lisent les instructions listées, comme de l’autre côté du miroir. Si la vidéo respecte précisément la durée d’exécution de ces œuvres, la focale et la position traditionnelle de ces caméras numériques ne permettent pas d’apprécier ensuite dans le détail les œuvres ainsi obtenues. C’est l’apprentissage qui domine. Pourtant, à nouveau dans ce travail, les œuvres choisies ont en commun l’absence (supposée) de virtuosité, de gestuelle.

09 – Jerome Cavaliere, Art At Home
10 impressions sur papier encadrées – 18 x 24 chacune
2006 – 2011

Sur http://artathome.over-blog.net, les internautes peuvent télécharger gratuitement des fiches pratiques pour réaliser des oeuvres majeures de l’art contemporain, d’artistes bénéficiant d’une certaine notoriété, comme Monica Bonvicini, Henrik Olesen, Olivier Mosset, etc. Chaque fiche comprend également une partie pédagogique présentant l’oeuvre et la démarche de l’artiste.
Centré sur l’art contemporain et sa confrontation aux représentations populaires, le site propose régulièrement des articles d’informations et de réflexions. Cette approche pédagogique confronte les pratiques contemporaines de l’art à ce que les initiés appellent « le grand public ».

Textes des artistes avec / et de Marlène Perronet.


Im rahmen der FRANZÖSISCHEN WOCHEN
dank an die LANDESHAUPTSTADT STUTTGART
und das LAND BADEN-WÜRTTEMBERG

von 20. oktober 2011 bis 17. november 2011
kann dienstags bis donnerstags
von 14 – 18 h. u.n.v. besichtigt werden.

stuttgarter kunstverein e.v.
dir. hanns-michael rupprechter
filderstrasse 34 – D-70180 stuttgart
++49-711-60 68 67 – – – di – do | 14 – 18 h

Ex Situ

Une résidence du réseau Lindenow, Leipzig à la Station Vastemonde, Saint Brieuc du 8 au 28 août 2011

© Morgane Demoreuille

www.lindenow.org
www.stationvastemonde.com

EX SITU est un projet de résidence de 25 artistes et chercheurs du réseau Lindenow, fédération de dix structures culturelles basé à Leipzig, prenant place au mois d’août 2011 à la Station VasteMonde, Saint Brieuc. Le séjour des membres de ce réseau s’organise comme un grand atelier de recherche dans lequel la Station VasteMonde,  ancien garage automobile construit à flanc de colline, se transforme en un espace de travail collectif et de production d’œuvres, incluant des temps forts de rencontres avec des artistes invités et des personnes de passage dans la région. Sur ses deux étages de 400m2 chacun, envisagés comme flexibles et modulables, les membres du Lindenow ont pu mettre à profit de nombreuses expérimentions individuelles et collectives, basées sur des temps d’échanges et d’ouvertures avec le public. Une exposition a constitué la dernière étape de ce projet en France : envisagée comme une restitution d’expériences alliant productions d’oeuvres et espaces de travail en cours, elle a marqué l’aboutissement de ce workshop de trois semaines.

Pour s’informer du projet et de ses évènements, voir le blog d’Ex Situ : exsitu.lindenow.org
Cette résidence a donné lieu à une exposition au mois d’octobre 2011 à Leipzig (voir l’article Ex Situ à Leipzig) et une publication est en cours d’élaboration (parution : février 2012).

Participants:
Neven Allanic, Katrina Blach, Paul Bowler, Sophia Bulliard, Morgane Demoreuille, François Diridollou, Sylvia Doebelt, Bodo Hansen, Evelyn Jahns, Nahla Küsel, Judith Lavagna, Denis Luce, Alexandra Matiakh, Falk Messerschmidt, Arthur Poutignat, Jimmy Quetel, Nans Quetel, Annemarie Rennert, Anna Schimkat, Jan Sledz, Carsten Tabel, Kathrin Von Ow, Eva Walker, Manuel Waltz, Melina Weissenborn, Lars Werner, Daniel Windisch.

Ex Situ a bénéficié du soutien de la Région Bretagne, L’Office Franco-Allemand pour la jeunesse (Ofaj), l’Institut für Auslandsbeziehungen e. V. (IFA), et la Station VasteMonde.

Ex Situ

Ein Projekt des Netzwerkes unabhängiger Kunsträume Leipzig Lindenau gastiert in der Station VasteMonde – Saint-Brieuc mit der Beteiligung von 25deutschen und französischen Künstlern und Kulturschaffenden.

Im August 2011 bezogen Künstler, Musiker und Theoretiker des Netzwerks Lindenow unabhängiger Kunsträume die Station VasteMonde, eine ehemalige Autowerkstatt, gelegen an einem der steilen Hügel von Saint Brieuc in der Bretagne.
Ein Gebäude voller Herausforderungen, Stahlbeton mit grosser Toreinfahrt und einem Geflecht aus Räumen im dunklen Untergeschoss.
Auf zwei Etagen und 400 Quadratmetern machten sich die Mitglieder des Netzwerks gemeinsam mit fünf französischen Künstlerinnen und Künstlern an die Arbeit. Heraus kamen vielfältige individuelle und kollektive Prozesse und Erfahrungen, die nicht zuletzt durch eine permanente Öffnung nach außen vielfältige Inspirationen erfuhr.
Der dreiwöchige Arbeitsprozess in der Station VasteMonde mündete in eine Ausstellung: Der Ort der Produktion wurde zum Ort der Präsentation. Ex Situ blog : exsitu.lindenow.org

Mit Unterstützung von Région Bretagne, IFA, OFAJ, Station VasteMonde.

Reportage sur la chaîne Armor TV

Antoine Renard, « DUGOUT », project presentation

I proposed to borrow a sheet of plywood from the Schaubühne’s gallery space and to build a floatable sculpture out of it. I then want to use that object to explore the Leipzig landscape, in search for German romantic tradition. At the end, i will dismantle the “boat” and return the piece of plywood back to it’s original place.

During the project, only the absence of the sheet is visible.

Antoine Renard, june 2011.

Antoine Renard, DUGOUT, 13 C-print, variable dimension.

Durant son temps de résidence, Antoine Renard a pris comme point de départ le white cube de la Schaubühne Lindenfelds comme une matière première dont il démantèle l’un des éléments, et dans le même temps à l’étude d’un manuel de fabrication d’une embarcation précaire de type « Dugout ».

Se libérant des murs clos de l’institution, l’artiste entreprend alors un voyage par les canaux de la ville, traduisant le besoin solitaire d’explorer l’espace public à la manière des romantiques allemands.

Puis l’artiste revient à la Schaubühne, restituant les matérieux utilisés à leur place initiale. Pendant la production de DUGOUT, seule l’absence de l’élément du white cube est visible.

Judith Lavagna, juillet 2011.

antoinerenard.net

Geoffrey Crespel, statement

Je rêve d’une chambre si secrète qu’elle n’aurait ni porte, ni fenêtre, ni mur.
Rodrigo Fresán, Mantra, éd. Mondadori, 2001

Geoffrey Crespel s’emploie, depuis plusieurs années, à mettre en scène des dispositifs qui se réfèrent autant aux espaces littéraires « monstrueux » d’un Borges ou d’un Danielewski qu’aux dédales labyrinthiques que suggèrent ces formes d’architectures mentales.
L’artiste puise dans les récits de ces « utopies spatiales » pour impliquer le corps du visiteur dans des scénographies complexes et démultipliées, qui remettent en cause les archétypes de nos architectures modernes et la mémoire vivante de ces espaces quotidiens, comme la maison, l’atelier ou la chambre.
Si les murs transpirent, respirent et toussent, un personnage allégorique* y vit et symbolise tout autant la posture de l’artiste que la mémoire de ces espaces sensibles qui rétrécissent ou s’étendent à l’infini. Pris entre une architecture impérieuse et la précarité de son équilibre, le visiteur se retrouve dans une relation conflictuelle entre la nature géométrique de l’espace physique et celle, entropique, de son propre corps.
*Le chat, figure romantique de la « sauvagerie domestiquée » contenue dans notre urbanité, qui ne perçoit le monde extérieur que depuis sa fenêtre.

Judith Lavagna
Octobre 2010

www.geoffreycrespel.fr

Guillaume Aubry, project presentation

Artiste et architecte de formation, artiste sans atelier, Guillaume Aubry développe des projets qui prennent souvent la forme d’installations faites de matériaux simples empruntés, transformés sur les lieux même de l’exposition. Ce travail in situ est mis au service d’un scénario. La fiction constitue une sorte d’outils dont l’espace d’exposition serait le matériau lui-même, forme d’activation et de désactivation reliée à l’espace et à ses contraintes d’occupation.

Guillaume Aubry réalise une production en marge de l’œuvre elle-même, affiliée au processus et à la temporalité d’un « scénario prédéfini dont le visiteur ne sait pas trop si le spectacle a déjà eu lieu où s’il n’a pas encore commencé ».

Guillaume Aubry est invité en résidence en mai 2011 pour la production d’un workshop et à travailler sur la question de la mise en scène associée à l’espace du white cube, catalyseur et activateur de l’échelle de la Schaubühne Lindenfelds toute entière.

Judith Lavagna

Image : Exhibition FORECAST (le romantisme allemand), DAF project, Nantes, july 2011. Project realized from documentation and researche undertaken by Guillaume Aubry in residency at Fugitif in May 2011.

Working parallel in art and architecture drove me slowly to realize in situ art works while working mainly in collaboration. Those collaborations with other artists, researchers, musicians, dancers or students in the case of workshops are often based on a pre-defined scenario applied to the exhibition space, whereas the space itself serves to endorse the main character.

The interest of my work is not so much the narrative in itself, but rather the ways in which almost imperceptible modifications of the space can re-enact the exhibition as a whole. If some of those pieces can be considered as performances, my major aim is not the show (the performative time) but the gap between it and the final distorted apprehension by the public / audience. Working on non-narrative installations actually deals with fantasy and personal fiction as ways of understanding the work.

Political, economical and cultural contexts are components that have strong side effects on my art works.

Relating to my residency at Fugitif supported a wish I have to challenge my practice in a more shared and reflexive way.

Guillaume Aubry, mai 2011.

Die Leiter au 16

Nans Quétel et Loïc Pantaly sont de retour à Fugitif en Novembre 2010 pour participer au 16ème festival du film Français de Leipzig, lors de l’exposition « Unter den Fliesen » à la Schaubühne Lindelfels.

Ils réalisent et diffusent sur place Die Leiter, la septième marche.

Voir les autres vidéos

Sommerfalls

Début août 2010 l’exposition Sommerfalls clôture la résidence Fugitif de Juillet 2010.

Avec Chirol, Loïc Pantaly et Nans Quétel

Salzburg

Dans le cadre de son réseau local à Leipzig, le Lindenow network, le Point de fuite a été invité en Autriche à Salzburg par l’association Periscope.

L’objectif de Fugitif lors de cette rencontre est de commencer à travailler sur la mise en place des chartes RECC (Recherche, Éducation, Culture et Création) au sein de réseaux locaux.
Étant donné que Leipzig est la plateforme pilote de Fugitif, l’équipe du Point de fuite essaye de comprendre, à travers le Lindenow network, la création d’un réseau autonome local. Cette analyse se répercutera sur l’ensemble de la construction à la fois des programmes sociaux et artistiques de Fugitif.

Conf

Présentation du projet Fugitif et de son équipe dans l’espace du « studio+0 »

Fort de mettre en place le projet et programme Fugitif, Neven Allanic, fondateur, présente alors ses intentions et sa vision du projet.

Un architecte en r

Texte de Ronan Lacroix, architecte en résidence en juillet 2010.

« Le bâtiment qui réunit administration, production et habitation, n’est pas terminé. Le principal est là : Toit, murs, planchers, fenêtres. Le confort viendra plus tard. L’enjeu réside justement dans cet entre-deux.
Il ne s’agit pas ici d’achever une construction en devenir mais au contraire d’instaurer cet inachèvement comme une valeur positive, libératrice et créative pour le lieu. À la planification rationnelle de l’architecte, il faut ici imposer une logique d’accumulation quasi organique. Un processus d’auto-construction dont l’architecte invité se retrouve acteur, au même titre que les différents résidents. La construction du lieu le précède et lui succède, il ne fait qu’y participer à un moment donné. Le défi posé est donc de générer du « plus », proposer un dispositif qui conduira au-delà de l’architecture existante à des possibles nouveaux. »

Die Leiter (l’ascension des marches), chez Fugitif.

Résidence Fugitif de Juillet 2010.

« Die Leiter » est une série de vidéos réalisée par Nans Quétel et Loïc Pantaly. Cette série traite d’un profond intérêt commun pour les secrets de la vie quotidienne et l’héroïsme. Un rapport indiscernable et ambigu entre les deux protagonistes traite de cet intérêt par l’absurde et le comique de répétition (du fait de la série). Le titre, Die Leiter (l’échelle ou les guides), fait référence à l’ascension, et de par son rapport au cinéma, celle des marches.

Certains des épisodes ont été co-produit par Fugitif, lors de la résidence Fugitif de Juillet 2010 avec le soutien de l’OFAJ.

Aux cours de l’année 2010 cette série a été exposée à la Galerie Plusnull pour l’exposition Sommer Falls, la galerie EEG en août pour le prix Porschismus (Porsche).

Tapetenprojekt

Un 14 juillet

Lors de sa résidence portant sur l’identité visuelle de Fugitif en juillet 2010, Yannis Perez a développé « DIN & pins », système d’accrochage et de présentation graphique.

workshop

« DIN & pins » der fluchtpunkt1

Fugitive

Aperçu de « Fugitive », typographie créée par Emannuel Pevny exclusivement pour Fugitif.

La Fugitive existe pour l’instant en deux versions: Regular et Regular 25.