Un 14 juillet

Lors de sa résidence portant sur l’identité visuelle de Fugitif en juillet 2010, Yannis Perez a développé « DIN & pins », système d’accrochage et de présentation graphique.

workshop

« DIN & pins » der fluchtpunkt1

Fugitive

Aperçu de « Fugitive », typographie créée par Emannuel Pevny exclusivement pour Fugitif.

La Fugitive existe pour l’instant en deux versions: Regular et Regular 25.

Fugitif, r

En juillet 2010, la résidence Fugitif accueille deux jeunes artistes français: Sarah Lis et Loïc Pantaly.
L’objectif est simple: aucune obligation de résultat en terme d’exposition, de médiation ou de production.
L’équipe Fugitif est là pour aider au maximum les artistes et si ceux-ci décident de mettre en place une exposition ou de produire des œuvres, nous sommes là pour les aider.

Dans le même temps et au même endroit, un échange franco-allemand de 14 participants s’applique à travailler sur l’identité visuelle de Fugitif et notamment sur la création de ce site web. Cet échange réunit pendant trois semaines artistes, commissaires d’exposition, architecte et designer graphique et les invite à travailler et à réfléchir sur l’identité même de Fugitif.

Anti-rotation de la terre, Loïc Pantaly avec Andric Lequenne Basilio, vue de l’exposition Opus Magnum, Marseille 2012

« THEM » (Ludovic Sauvage, 2010)

Encre sur toiles vierges.

Série de Portraits d’anti-héros de la littérature américaine contemporaine.

Accrochage du 06/07 au 13/07 à la galerie +0, Tapetenwerk, Leipzig.

These days

Installation In-situ réalisée au « Point de Fuite » (« Fluchtpunkt ») à Leipzig, lors de de l’exposition « Frag den Staub », en mai 2009.
Résidence de Ludovic Sauvage, printemps 2009.

Deux éléments se rencontrent ici : l’espace-temps de la chambre dans laquelle prend place l’installation et celui de la vidéo, fragments de recherches amenées avec moi sur le lieu et dans lequel on peut retrouver des éléments communs.

L’espace qui résulte de cette confrontation est une sorte d’espace intermédiaire, un lieu d’attente composé de fenêtres et de plantes factices qui donne son importance aux angles morts.
 A cette installation s’ajoute un jeu de miroirs diffractant la vidéo dans la pièce, jouant avec le papier peint.

Ludovic Sauvage

Ludovic Sauvage

Le regard cherche le reflet.

Le reflet cherche l’écran.

L’écran cherche le regard.*

L’image contient du temps, le paysage de l’espace. L’association sans cesse renouvelée de la nature d’une image et de ce qu’elle représente, sert souvent de lien et vient produire du sens, que cela soit dans la peinture, la photographie ou le cinéma.

Ce sont les failles de ce système symbolique que mes dispositifs vidéo explorent la plupart du temps, mettant en relation une image avec ce qu’elle montre, sa façon d’être animée ou pas et sa relation avec d’autres types d’images, faisant se confronter, se mélanger ou disparaître les paysages contenus à l’intérieur.

Ce procédé, appliqué aux espaces représentés dans mes vidéos est obtenu par une mise en boucle du temps, par le fait que celui-ci, le temps de l’ œuvre, tourne sur lui-même, contraint par la technologie. Toute une partie du champ d’impressions par mon travail vient du fait de contempler ce temps mis en boucle, à la fois plié sur lui-même, et déplié dans un angle étrange, s’offrant l’autonomie de ne pas être notre temps linéaire, celui que l’on n’arrête pas.

Une autre partie vient de la nature des paysages abordés, qu’il s’agisse de constructions naturelles ou d’architectures simulées en trois dimensions, le travail vidéo ne cesse de citer l’histoire de la peinture, prenant parfois comme point de départ des « formats » de la peinture académique pour venir les rejouer dans le cadre d’une installation. Il s’agit la plupart du temps d’environnements: paysages de nature diverses, bâtiments ou compositions florales.

Mais loin d’y accorder la signification ou les codes de la peinture académique, les formats ou « clichés » utilisés son plongés dans un espace de banlieue, au sens propre comme au figuré, un espace intermédiaire, éponge de certains enjeux que l’on pourrait qualifier de post-moderne et dont la représentation, la mémoire et la mythologie se construisent de nos jours.

* « Les ombres errantes » Pascal Quignard, éd. Grasset, 2002.

L.S 2011

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